Centre Culturel Tibétain Dzogchenpa

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Conférences et cours sur le bouddhisme selon la lignée Nyingma. Nous sommes membres de l’Union Bouddhiste de France.

Décès de ChépaDorje Rinpoché

Nous avons la grande tristesse de vous informer que ChépaDorje Rinpoché a quitté son corps le 14 octobre à 0h30. Ses cendres ont été dispersées, selon son souhait, à Carqueiranne le 14 décembre.

Un article au hasard

- Le bardo de la réalité absolue 8/8 -


Nous pensons que nous allons écouter cet enseignement pour pouvoir aider tous les êtres à se libérer de la souffrance du samsara, tous ces êtres qui ont été nos pères et nos mères et dont le nombre est aussi vaste que vaste est l’espace.

L’Esprit de l’éveil est très vaste. L’esprit des être ordinaires a tendance à être étriqué. Pour pouvoir développer l’esprit très vaste, il est nécessaire d’avoir le rappel, la vigilance. Notre esprit change très rapidement, d’instant en instant, c’est pour cela qu’il est important de l’examiner.

Il est très difficile pour nous d’avoir l’esprit stable, il nous faut l’entraîner pour qu’il le devienne. D’abord, il faut reconnaître que notre esprit est changeant, cela est normal, notre monde change aussi. Puis, peu importe qu’il soit changeant ou non, ce qui est important c’est de suivre le chemin de manière stable. Il est bon que le chemin soit stable, s’il ne l’est pas, cela n’ira pas. Le changement est naturel, il apparaît spontanément comme les quatre saisons, printemps, été, automne et hiver. Notre corps change, notre respiration aussi. L’esprit prend comme support notre corps. Quand notre corps change, l’esprit change naturellement et inversement. Notre état d’esprit de même change, aujourd’hui nous allons nous sentir bien, demain matin nous allons nous réveiller avec un certain bien être et cet état va changer dans la journée. Nous sommes exactement comme le temps, le temps change et nous changeons de même. Lorsqu’il y a un changement au niveau de notre corps ou de notre esprit, si nous avons de la saisie, si nous avons des difficultés quant à ces changements qui peuvent survenir, cela signifie que nous ne nous sommes pas véritablement entraînés.

Même si le corps change, même si l’esprit change, le fait de reconnaître que ces changements sont naturels, ne provoquera aucune difficulté. En fait, nous ne reconnaissons pas que le changement est quelque chose de naturel, qu’il survient des causes et des effets, tout comme le temps. Le temps change au travers du chaud et du froid, à cause de certaines raisons climatiques. De même notre esprit peut changer. Si lorsque notre esprit change nous reconnaissons ce changement, si nous nous disons « En ce moment je vais bien. » et puis à un autre moment « Je souffre » en reconnaissant que les choses sont ainsi, cela va nous permettre de ne pas saisir ces différents états d’esprit. Si, à l’inverse, nous ne reconnaissons pas le changement naturel dû aux causes et aux circonstances, quand nous n’irons pas bien, nous allons nous demander « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? ». Nous allons souffrir. C’est à chacun d’examiner son esprit et, à travers cet examen, de voir nos propres défauts. Si nous n’avons pas une bonne compréhension de cela, nous pouvons regarder les défauts des autres, ils seront sans fin et sans limite car effectivement l’esprit de l’autre lui aussi change. Si nous ne reconnaissons pas ces changements, toutes sortes de conflits et tiraillements peuvent se produire.

Celui qui est doté de l’Esprit d’Éveil - le Bodhisattva - verra ce changement dans l’esprit des êtres. Il reconnaîtra que cela est dû à la non-reconnaissance de la loi de cause à effets et que tous les défauts qui peuvent apparaître sont dus à cette ignorance. Cet être va développer de la compassion à l’égard de la personne qui est en face de lui. Au contraire, nous-même quand nous observons le changement dans l’esprit d’autrui, nous dirons que cette personne n’est pas bien. Ce genre de pensée va créer dans notre esprit une mauvaise graine. Par contre, la personne qui possède l’Esprit de l’Éveil, fera naître en son esprit de la compassion parce qu’elle reconnaîtra que la souffrance de l’autre est due à la non-compréhension du changement. La compassion ne peut pas exister sans l’autre. Sur le support de la souffrance apparaît le bien-être, sur le support du bien-être apparaît la souffrance. Le Bodhisattva voyant la souffrance d’autrui fera naître en son esprit la compassion et c’est sur le support de cette compassion que naîtra l’Esprit d’Éveil. Les êtres qui n’ont pas la compréhension vont se poser toutes sortes de questions et ce questionnement, au moment de leur mort, sera : « Ai-je un esprit ou pas ? ». Cela est le signe même qu’ils sont dans l’ignorance, qu’ils n’ont pas la compréhension.

Dans le Dharma, nous disons qu’il y a d’autres vies après la mort. Certains êtres pensent qu’après la mort, il n’y a rien, comme les Chinois qui ont une vision maoïste. Tous ceux qui ont suivi Mao et qui ont été en contact avec sa façon de voir les choses se disent qu’au moment de la mort, il n’y a rien, il n’y a absolument rien. Ils sont comme en conflit avec eux-mêmes. Ils pensent cela et quand un de leurs proches meurt, ils vont quand même faire des souhaits pour qu’il renaisse dans le bien-être.

Dans la tradition bouddhiste, nous dirons qu’il y a des vies après la mort et qu’elles sont régies par la loi de cause à effet. Nous pouvons le remarquer dès à présent dans une famille où il y a trois ou quatre enfants. Nés des mêmes parents, nous pouvons nous dire qu’ils ressemblent au père ou à la mère mais si nous examinons plus attentivement, nous allons reconnaître que l’esprit de chaque enfant ne va pas être exactement le même esprit que celui du père ou de la mère. Chaque enfant aura une physiologie différente, etc… Cela montre bien que cela provient du karma passé. Nous pouvons remarquer au travers d’une famille que même l’esprit de chacun est différent. Une personne éprouvera ceci, une autre cela, ce sera différent, l’un est heureux, l’autre pas. Et même si une des personnes est dans le bien-être maintenant, nous ne pouvons pas dire que cette personne sera continuellement ainsi. Cela montre bien que le bonheur et la souffrance sont dus à l’accumulation d’actes passés.

Nous pouvons aussi le remarquer au travers des rêves. Nous pouvons remarquer la non-stabilité de notre esprit au travers des rêves. Quand nous dormons, nous rêvons. C’est le signe que nous avons bien un esprit. Dans notre sommeil, nous n’avons pas de corps et nous expérimentons toutes sortes de choses, bien-être, souffrance. Si nous n’avions pas d’esprit, nous nous endormirions puis nous nous réveillerions comme cela, sans avoir eu le moindre rêve.

C’est pareil dans les six bardos, les six états intermédiaires. Il y a le Bardo de la Naissance, le Bardo du Rêve, le Bardo de la Méditation, le Bardo de la Mort. Ces quatre premiers bardos font référence à notre vie-ci. Les deux autres états intermédiaires, le Bardo de la Réalité absolue et le Bardo du Devenir se situent après notre mort. Si nous nous entraînons correctement dans notre vie actuelle, si nous méditons et reconnaissons la nature même de notre propre esprit, au moment du Bardo de la Réalité absolue il nous sera possible de reconnaître que tout ce qui apparaîtra sera nos propres apparences et rien d’autre. Des sons résonnerons au moment du Bardo de la Réalité absolue. Pour quelle raison ? Quand nous nous bouchons les oreilles, nous pouvons entendre des sons intérieurs. Il est dit que ces sons intérieurs seront multipliés au moment du Bardo de la Réalité absolue. Ce son sera aussi fort que le tonnerre dans le ciel et même plus fort que ce que nous connaissons. De même, des lumières apparaîtront. Si nous pressons un peu les yeux, toutes sortes de lumières apparaissent devant nos yeux. De même au moment du Bardo de la Réalité absolue, des lumières apparaîtront, ce seront nos propres apparences. C’est pourquoi il est dit que tous les sons seront nos propres sons, que toutes les lumières seront nos propres lumières et que tout ce qui émergera, tout ce qui se déploiera au moment du Bardo de la Réalité absolue seront nos propres apparences. Si nous les reconnaissons comme telles, nous n’aurons aucune peur car nous n’aurons aucune saisie.

Nous sommes arrivés à la fin du Bardo de la Réalité absolue. Aujourd’hui nous allons commencer le Bardo du devenir.

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