Centre Culturel Tibétain Dzogchenpa

La vie du Bouddha

Conférence de Chépa Dorjé Rinpoché à Paris, le 2 mars 2003

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Comment le Bouddha a-t-il obtenu ce nom ?

En domptant toutes ses émotions perturbatrices et en développant les qualités de son esprit éveillé, d’où ce nom qui veut dire l’éveillé.

Comment a-t-il obtenu une grande force dans son esprit ?

Il était roi et qui dit roi, dit tout un ensemble de richesses, sujets, possessions. Toutes choses qu’il a décidé d’abandonner afin d’obtenir cette sagesse. Cet acte même, cet abandon de toute la saisie vis-à-vis de ce royaume a fait de lui un être éveillé.

Pourquoi en-a-t-il décidé ainsi ?

Un jour il est sorti de son royaume dans les 4 directions. Il a rencontré un nouveau-né, une personne malade, une personne âgée, et un mort. Et ainsi il a pris conscience que tous les êtres, sans exception, expérimentaient ces 4 états successifs. Il a voulu obtenir la sagesse pour que la vie ait un sens, à savoir comprendre ces différents états et dissiper la souffrance qui apparaît à ces moments respectifs.

Qu’est-ce qui, au départ, lui a permis d’atteindre cet état d’éveil ?

Pour que le Bouddha puisse aider les êtres, leur être bénéfique, il a fallu en créer les causes. Pendant de nombreux kalpas, il a donc accumulé du mérite.

Il y avait une province en Inde, dont le roi a proposé de la nourriture au Bouddha, parce qu’on proposait de nourrir les pauvres dans ce lieu, et le Bouddha était pauvre et mendiait sa nourriture. Il ne pensait pas à vendre quoi que ce soit pour s’enrichir ou posséder quoi que soit. D’ailleurs s’il ne mangeait pas, cela lui importait peu. Mais il mendiait pour les moines qui l’accompagnaient.

Les moines avaient coutume de rester en retraite pendant l’été, car en cette saison, il y avait beaucoup d’insectes, et sortir à l’extérieur leur aurait fait prendre le risque de tuer des insectes. C’est donc pour éviter ce genre de nuisance qu’ils restaient à l’intérieur. Mais en d’autres saisons, ils sortaient et allaient mendier leur nourriture. C’est donc en cette saison que les moines se sont retrouvés à manger ce qu’on leur offrait. D’autres moines sont arrivés et ont posé de nombreuses questions, toutes emplies de beaucoup d’amour et de compassion.

- Kungao, un des plus proches disciples du Bouddha, a posé cette question : « Pendant combien d’années avez-vous, vous-même, développé amour et compassion ? »

- Le Bouddha lui a répondu : « Désires-tu vraiment savoir comment j’ai développé amour et compassion ? »

- Kungao acquiesçant, le Bouddha a raconté l’histoire suivante : "Certains êtres ont pendant de nombreux kalpas accumulé des fautes et des actes négatifs, lesquels ont été cause d’une renaissance dans les enfers. A la porte de ces enfers, se trouvent des gardiens. Ces gardiens faisaient tirer des charrues, non pas à des bœufs, mais à des hommes. Un jour, il s’en trouvait deux à accomplir cette tâche, l’un très fort et l’autre beaucoup plus faible. Un gardien frappait le plus faible pour qu’il avance plus vite, au point que ce dernier s’est évanoui. Alors le plus fort, développant une immense compassion pour son compagnon, dit au gardien de le détacher, et qu’il tirerait seul la charrue. Le gardien, ayant eu plus de colère encore, a continué à frapper de plus belle le faible qui en est mort. Le plus fort a encore éprouvé, à ce moment là, une grande compassion pour lui. Il a développé pour la première fois l’esprit d’éveil. Cet être qui a développé pour la première fois l’esprit d’éveil, c’était moi."

Nous sommes des êtres qui ont la capacité de réfléchir, de parler, et en regardant la souffrance des êtres, de développer l’esprit d’éveil.

Pourquoi parlons-nous du premier instant où nous développons l’esprit d’éveil ?

A cause de l’emprise qu’ont sur nous les émotions perturbatrices, cela nous est difficile. Développer cette première pensée de compassion, va ainsi permettre de la continuer et de l’accroître. D’avoir en nous cette tendance habituelle permet de la développer jusqu’à l’obtention du véritable état d’éveil.

Il est possible lorsqu’on entend parler des faits et gestes du Bouddha que des doutes surgissent, parce qu’on est en Occident, que les temps ont changé et qu’actuellement le temps du Bouddha est révolu.

Je vais donc préciser certains points. Par exemple, je vous ai dit que les moines qui accompagnaient le Bouddha ne travaillaient pas. Vous allez donc peut être penser que dans le bouddhisme, il est dit qu’on ne doit pas travailler.

Il y a là un obstacle ! Le Bouddha a dit que, pour faire naître et accroître cet esprit d’éveil, on devait travailler. Lui-même travaillait quand il a commencé à développer l’esprit d’éveil puisqu’il tirait une charrue. De fait, travailler nous fait rencontrer toutes sortes de difficultés et d’épreuves qui nous poussent à développer de telles pensées.

Oui, les moines du Bouddha ne travaillaient pas mais ils mendiaient leur nourriture. Bonne ou mauvaise, ils devaient la manger, et une seule fois par jour. Ils n’étaient pas richement vêtus. De plus, ils avaient un grand entrainement de l’esprit, écoutaient les enseignements du Bouddha et les transmettaient. Alors que nous, nous souhaitons ne pas travailler, mais en même temps avoir la meilleure nourriture, de beaux vêtements et jouir d’une belle maison.

Ce qui diffère encore, c’est qu’à l’époque du Bouddha, les moines consacraient leur temps à entraîner leur esprit, se mettaient en retraite et méditaient. Ils avaient joie à faire des dons aux autres personnes qui entraînaient leur esprit. Actuellement, le gouvernement apporte à ceux qui sont dans le besoin, des aides qui sont constituées par les impôts que nous payons n’est-ce pas ? Mais, du fait que nous n’avons généralement pas de joie à payer ces impôts, à donner cet argent, ce don est impur.

Le pratiquant actuel doit donc bien examiner ce qui est possible, ou pas, d’accomplir. Du fait de la différence entre les deux époques, il peut ainsi naître des conflits, des problèmes ou des malentendus tout au moins ; d’où mes digressions à ce sujet.

Je vais maintenant poursuivre la vie du Bouddha.

Pour atteindre le plein éveil, il a fallu que le Bouddha effectue les deux accumulations. L’histoire suivante en est témoin.

Un jour que le Bouddha allait mendier avec ses moines, à midi, comme souvent, il était précédé de son disciple Kungao. Il rencontre en chemin une vieille femme avec ses deux fils. Le cadet volait sans cesse, transgressant ainsi les lois du royaume. Lorsque le Bouddha est arrivé, le fils s’étant fait prendre, était passé devant un juge et avait été condamné à mort. Il allait donc être tué. La mère et l’autre fils étaient dans une grande douleur. Ils ont raconté l’histoire du fils cadet au Bouddha et la souffrance qui était la leur, priant le Bouddha d’intercéder en sa faveur.

Le Bouddha a alors développé un immense amour pour cet être. Il a envoyé Kungao présenter la requête au roi de ne pas tuer le frère en question, lui faisant valoir que c’était un grand danger de commettre un tel acte, et que le Bouddha lui-même l’en priait.

Kungao est allé voir le roi et celui-ci épargna le fils cadet. La mère et le fils ont alors pris l’engagement envers le Bouddha de ne plus transgresser aucune loi et sont devenus ses disciples.

Kungao lui a demandé pourquoi il avait protégé un être qui avait transgressé les lois.

- « Si tu le désires vraiment, je te donnerai la réponse », répondit le Bouddha.

- « Oui », dit Kungao.

- Le Bouddha répondit : « Durant de nombreux kalpas précédents ce fils cadet a aidé plusieurs personnes qui, elles aussi, devaient mourir. Le roi de l’époque, Chintab Tchenpo avait trois fils, dont le plus jeune se nommait Semtok Tchenpo. Un jour que toute la famille royale était partie en promenade accompagnée de leur suite, et que les parents, fatigués, s’étaient arrêtés pour se reposer au pied d’un arbre, les trois fils sont allés seuls dans la forêt. Ils ont alors rencontré une tigresse avec ses petits, qu’elle ne pouvait nourrir faute de trouver de quoi. Elle était si faible qu’elle ne pouvait plus se lever. Les petits étaient affamés. Voyant ces trois petits, cette tigresse et leur très grande souffrance, le cadet a demandé à ses deux frères comment soulager leur très grande souffrance, comment aider, comment nourrir cette tigresse. »

- « Elle ne mange ordinairement que de la chair fraîche », ont-ils répondu.

Il fallait donc que quelqu’un pût s’offrir pour satisfaire les besoins de la tigresse. Mais trouver une telle personne était quasi impossible.

- « Dans d’autres vies j’ai perdu mon corps », a dit le fils cadet. « J’ai perdu ma vie sans lui donner aucun sens. C’est pourquoi, si je perds cette vie en donnant mon corps à cette tigresse, elle prendra un sens cette fois-ci. »

Ainsi il a enjoint ses deux frères à rentrer à la maison, leur disant qu’il les rejoindrait une fois terminé ce qu’il avait à accomplir. Il s’en est retourné auprès de la tigresse et s’est offert à elle. Mais comme elle était trop faible pour ouvrir la bouche, il s’est alors ouvert les veines à l’aide d’un morceau de bois. La tigresse a pu laper le sang qui en coulait et reprendre des forces. C’est ainsi qu’il a complètement offert son corps.

Ses deux frères, partis à sa recherche, ont retrouvé ses vêtements et les restes de ses os. Ils ont alors développé un immense amour pour lui. Ils l’ont gardé présent en eux et conservé son souvenir.

Entre temps, la reine a rêvé qu’un aigle avait dévoré le plus jeune de trois pigeons en train de voler. A l’époque les pigeons vus en rêve représentaient les fils. C’est pourquoi, après avoir raconté son rêve au roi, ils ont jugé bon de partir à la recherche de leurs enfants. Ils ont alors rencontré leurs deux fils aînés, en larmes, incapables de parler, abasourdis.

Une fois calmés, ils ont raconté toute l’histoire, puis se sont rendus dans le lieu où les choses s’étaient vraisemblablement passées. Là, la reine a récupéré les os de son fils, pleurant beaucoup et développant un grand amour pour lui et pour l’acte qu’il avait effectué. A cet instant, la conscience de Semtok est partie dans un des trente-trois mondes des dieux, où il a pris renaissance.

Alors, de par la sagesse des dieux, il a pu connaître les évènements passés ; il a eu connaissance de son sacrifice, vu ses parents auprès de son corps, leur immense tristesse, si grande qu’il craignait qu’ils n’attentent à leurs jours.

Semtok a cherché un moyen de prévenir ses parents. Par ses pouvoirs magiques, il est apparu dans le ciel, face à eux, et leur a dit qu’ils ne devaient pas souffrir et que tout était impermanent. Il cherchait par ces paroles à les apaiser. Ses parents ne sachant qui était en face d’eux, il leur a dit qu’il était leur fils, et qu’il avait pris renaissance dans le monde des dieux, dû au mérite qu’il avait accumulé en offrant son corps dans sa vie précédente.

- « Pour que cette tigresse ne souffre plus tu as donné ton corps en pâture », dit la reine.

- « Mais que peux-tu faire pour moi qui expérimente maintenant une aussi grande souffrance que toi lorsque tu t’es ouvert les veines ? »

- « Quoi qu’il en soit, je devais mourir. Par cet acte, j’ai obtenu un grand mérite. Et parce que vous m’avez donné ce corps que j’ai offert, vous obtenez exactement le même mérite. Ne soyez pas triste, car toute chose est impermanente. »

En lui parlant ainsi longtemps, il a pu apaiser la douleur de cette mère. Les deux époux ont alors mis les ossements de Semtok dans un vase précieux puis dans un stupa.

Nous pouvons toujours voir ce chörten au Népal.

- Le Bouddha a ajouté : « Semtok c’était moi. Le roi et la reine, le père et la mère de Semtok, sont à nouveau mon père et ma mère dans cette vie-ci. »

C’est par ces actes bénéfiques que le Bouddha a pu atteindre l’état d’éveil, maîtriser ses émotions perturbatrices.

Dans cette histoire, n’oublions pas de prendre en compte l’époque. Actuellement certaines personnes veulent se suicider. Ce n’était pas du tout le sens du geste de Semtok. En effet, le Bouddha ne pensait pas un instant à lui-même, mais uniquement à la souffrance des êtres et au moyen de la dissiper.

C’est aussi après avoir pendant longtemps accumulé ce mérite et développé l’esprit d’éveil, qu’il a obtenu la capacité d’offrir son corps. Cela n’est pas possible dans cette vie même. Il faut accumuler du mérite pendant un très long temps pour pouvoir finalement offrir son corps.

En Occident, il y a moyen de donner un peu de son être. Par exemple, en donnant son sang ou certains organes. Mais il faut le faire avec une certaine mesure, c’est-à-dire en protégeant son corps et sans avoir peur car si on donne avec frayeur, cela ne va pas. Nous n’avons pas la capacité de le faire. Sinon, c’est une très bonne chose.

Il faut donc ne pas avoir de regret, mais au contraire faire des souhaits, prier les Bouddhas et Bodhisattvas ainsi : « Puisse la personne, par ce don, développer l’esprit d’éveil. »

Ce souhait sera cause, par le futur, du développement de l’esprit d’éveil chez la personne pour qui il aura été formulé. Il sera bénéfique aux deux.

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Autrefois il était une princesse qui n’était pas très jolie.

Elle avait la peau tachetée semblable à celle d’un tigre. Sa chevelure était pareille à une crinière et, de ce fait, le roi craignant pour sa renommée refusait qu’on vît sa fille. Il l’a donc fait cloitrer dans un appartement.

Lorsque le temps est venu où elle pouvait se marier, il a ordonné à un de ses intendants de trouver un roi déchu, pauvre, pour lui donner sa fille. Le fils de ce roi pauvre est venu. Il a aidé à gérer le royaume. Quant au bout de plusieurs mois la question du mariage s’est posée, et après que le roi eut révélé la laideur de sa fille, le prince lui a répondu : « Même si vous me donniez une chienne, je la prendrais car j’ai eu la conduite de ce royaume pendant un certain temps. Le moment de me marier est venu et j’accepte votre fille ».

Le roi dit alors à son gendre de ne pas laisser sortir sa fille, mais au contraire de bien l’enfermer, afin que personne ne la voie. Le gendre devenu riche festoyait, puisque maintenant il le pouvait. Ses amis commençaient à se demander pourquoi son épouse ne l’accompagnait jamais et à se dire qu’elle était peut-être si belle qu’il ne voulait pas la montrer aux autres.

Alors, pour en avoir le cœur net, un soir, ils ont fait boire le prince et lui ont subtilisé ses clés. Pendant ce temps, la pauvre princesse enfermée se lamentait d’avoir accumulé un si mauvais karma, et priait pour rencontrer le Bouddha.

Le Bouddha, ayant entendu ses prières, est venu. Elle a d’abord vu les cheveux du Bouddha et, par la seule joie qu’elle en a eu, ses cheveux se sont embellis. Puis en voyant le visage du Bouddha, elle en a conçu encore plus de joie et de dévotion et son visage s’est transformé. De même pour ses jambes et son corps entier, devenus magnifiques à la vue de ceux du Bouddha.

Les amis du prince ont alors ouvert la porte, ont vu cette femme magnifique et leurs soupçons confirmés. Le prince craignait bien qu’on lui enlève sa femme !

Après avoir cuvé, celui-ci est rentré. En apercevant sa femme, il ne l’a d’abord pas reconnue. Puis il lui a demandé comment elle s’était transformée ainsi : « J’ai prié le Bouddha, et il est venu », a-t-elle répondu. « Par sa compassion et sa bénédiction, voilà ce qui est advenu ».

Puis elle demanda à voir son père. Le roi a d’abord refusé craignant que d’autres ne la voient. Mais en entendant toute l’histoire, il a permis que sa fille vienne.

Ils ont tous deux développé de la joie en leur esprit du fait de ce que le Bouddha avait fait pour eux. Le roi a loué le Bouddha, lui a rendu grâce. Puis il a demandé quel karma passé avait pu donner un corps si laid à sa fille, et quel karma passé l’avait fait renaître fille d’un roi ?

- Le Bouddha lui a répondu : « Dans les temps anciens, vous étiez une famille riche. Un arhat venait mendier et vous lui offriez le couvert et un toit. Votre enfant lui apportait sa nourriture et ne cessait de dire qu’il était tacheté comme un léopard. Après que l’arhat eut demeuré longtemps dans cette maison, et qu’était venu le temps pour lui d’aller dans l’au-delà de la souffrance, il a pensé qu’il devait montrer à cette famille certains pouvoirs magiques. Après les avoir fait venir, il s’est envolé dans le ciel. On entendait sa voix venir de l’est, puis quand on se tournait dans cette direction on l’entendait venir de l’ouest. Ensuite il est redescendu sur terre. La fille a alors pris conscience de la grande réalisation de cet arhat. Elle a compris. Elle a regretté et confessé toutes ses mauvaises pensées à son égard. L’arhat a accepté ses excuses puis s’en est allé. C’est ce qui a valu à la fille sa renaissance dans votre famille riche, tandis que ses mauvaises paroles envers l’arhat avaient été cause de sa laideur. »

Cette histoire démontre la loi de cause à effet. Dire des paroles négatives à l’égard de l’arhat l’a fait renaître laide. Mais lui apporter de la nourriture tous les jours lui a valu cette renaissance dans une famille riche. Confesser ses fautes, de par la qualité d’être accompli de l’arhat, a permis un résultat immédiat.

Toutes ces circonstances expliquent le mûrissement du karma, comme le démontre cette histoire.

Toute la biographie du Bouddha est un moyen d’avoir confiance en la loi de cause à effet, en la loi du karma, qui traite des actes et de leurs conséquences.

Il est possible, du fait du passage de la traduction orale à la transcription écrite, que l’enseignement ne soit pas tout à fait complet ou exactement conforme à l’original tibétain.

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