Centre Culturel Tibétain Dzogchenpa
Enseignement

Présentation des préliminaires du dzogchen

Chépa Dorjé Rinpoché - Paris, le 6 décembre 2001.


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Nous devons de nouveau penser que nous-mêmes et l’ensemble de tous les êtres, allons écouter cet enseignement pour que nous puissions tous atteindre l’état d’éveil, cet état de Bouddha.

Jusqu’à maintenant nous avons parlé de l’écoute, de la réflexion et de la méditation. Aujourd’hui nous allons aborder les différentes façons de faire, car nous sommes débutants dans le Dharma, nous n’en avons pas une bonne compréhension, il est donc important d’avoir cette connaissance.

Ce texte s’intitule « Les Préliminaires du Dzogchen » : jusqu’à ce que nous parvenions à la pratique du Guru Yoga, toutes les pratiques précédentes font partie des préliminaires du Dzogchen. C’est-à-dire que quand nous arrivons à la pratique du Guru Yoga, nous rentrons véritablement dans le Dzogchen.

C’est comme lors d’un bon repas, avant le plat principal nous allons manger de la salade, nous allons boire de l’eau, nous allons nous mettre en appétit, ensuite nous pourrons prendre le plat principal. Ici, il en est de même.

C’est pour cela qu’il est bien que nous passions par les préliminaires du Dzogchen, que nous étudions la motivation, que nous développions cette motivation, c’est pour cela que nous prenons refuge et que nous développons cela, que nous développons l’esprit de l’éveil, et ainsi de suite.

En France, nous sommes de grands connaisseurs dans le domaine de la cuisine, mais pour ce qui concerne le Dzogchen, c’est différent. C’est par l’écoute que la connaissance primordiale, que la sagesse pourra se développer. Si par l’écoute nous comprenons le sens profond et que nous connaissons le sens des mots, il est dit qu’alors toutes les émotions se dissipent complètement. Cela veut dire que grâce à la compréhension des mots et du sens nous obtenons la connaissance, et la connaissance, c’est cela.

Pour obtenir le sens profond, il est nécessaire de méditer sur le sens, il faut réfléchir encore et encore sur le sens profond, et ce en étant seul, c’est-à-dire que nous ne devons pas aller faire toutes sortes de choses, nous promener, nous divertir, ou faire toutes sortes d’activités avec d’autres personnes. Nous devons rester seul et réfléchir encore et à nouveau sur le sens. Grâce à cela nous pourrons finalement le réaliser. C’est alors que nous détiendrons véritablement le chemin du Bodhisattva. Pour l’obtenir, il faut être seul, et avoir une compréhension véritable du sens, cela n’a rien à voir avec une connaissance livresque. Il s’agit de se reconnaître soi-même, ce n’est pas se dire : « voilà, je sais... », non, ce n’est pas cela, car quand on dit : « je sais », le « je » est encore présent.

Avec une telle compréhension, il y a une introduction à notre propre nature, nous nous introduisons nous-même à notre propre nature. Cette introduction, cette compréhension, n’est pas une compréhension intellectuelle, telle que se dire : « c’est un humain », ou « c’est un chien », non, ce n’est pas ce genre de savoir, c’est véritablement une introduction à notre propre connaissance.

Si quelqu’un nous dit : « tu es vraiment quelqu’un de bien », instantanément, nous ressentons de la joie dans notre esprit. Cela montre que nous n’avons pas obtenu cette introduction à notre propre nature, et que nous ne l’avons pas réalisée. Si nous avons une véritable connaissance de notre esprit, nous le savons, dans ce cas, peu importe, si quelqu’un dit : « tu es quelqu’un de bien », car nous avons cette reconnaissance, nous savons ce qu’est notre propre esprit. Et de même, si quelqu’un vient nous dire : « tu es vraiment mauvais », cela ne nous touchera pas, car nous avons une compréhension véritable de ce qu’est notre propre esprit. Dans un sens comme dans un autre, ce que la personne nous dira ne nous touchera pas, puisque nous aurons une compréhension très claire de ce qu’est notre propre esprit.

Dans les temps passés, les grands accomplis ont dit qu’il n’était pas nécessaire que l’on parle de leur pratique du Dharma ; car ces grands méditants avaient une immense, une très grande compréhension de leur propre réalisation. Cet état-là, c’est l’état de reconnaissance de l’essence même de l’esprit, c’est détenir la reconnaissance de l’essence même de son propre esprit. Dans cet état, le grand accompli ne suit pas les apparences, cela lui est égal que les apparences soient bonnes, mauvaises, il n’en éprouve ni joie, ni peine, car il a reconnu l’essence même de son propre esprit, l’essence même des apparences.

Comme je viens de le dire, les débutants ne peuvent pas être dans cet état de reconnaissance en marchant, en parlant, en mangeant. Ils doivent demeurer seuls et examiner leur esprit, quelques minutes, vingt minutes, trente minutes, et peu à peu cette compréhension apparaîtra.

Dans le Dharma, il est dit que l’instruction essentielle la plus suprême est la reconnaissance de notre propre nature. La racine même des instructions essentielles c’est cela, c’est la reconnaissance de l’esprit. Un être doté de cette reconnaissance peut reconnaître toute la bénédiction provenant des Trois Rares et Sublimes. À ce niveau-là, dans cet état d’être, il n’y a pas besoin de faire naître une dévotion quelconque, car elle est présente spontanément. Détenir cette reconnaissance fait partie de la méditation.

Revenons à ce que nous avons vu précédemment, à l’écoute, la réflexion, et la méditation. Si nous avons une très forte émotion de désir, d’attachement, si ce désir est semblable à de l’eau qui est en train de bouillir, il nous faut juste mettre un petit peu d’eau froide pour que l’ébullition s’arrête. C’est pourquoi dans la méditation, si l’on reconnaît le feu (des émotions) qui flamboie, il faut juste mettre un petit peu d’eau pour que le feu s’apaise.

Tant que cet état où l’on détient véritablement la connaissance n’est pas obtenu, chaque fois qu’il y a une interrogation, que l’on ne trouve pas de réponse spontanément, nous devons ouvrir notre livre pour trouver la réponse du Dharma, et puis grâce à cette reconnaissance, nous aurons la possibilité trouver la réponse par nous-même.

Un grand maître accompli, Tchakdang Tsogdrul Rangdreul, était parti dans une grotte avec un très grand sac de textes, et il lisait beaucoup à voix haute. Un jour, il n’eut plus de voix, Il se mit au soleil, entouré de tous ses livres, et resta comme cela. Alors Guru Rinpoché apparut et déposa une fleur près de lui. La fleur lui dit : « C’est parce que tu n’as pas la compréhension véritable de la Vue, que tu es obligé d’avoir des livres et de regarder la Vue au travers de tous ces textes. Tu penses avoir une grande connaissance, une grande érudition, mais celle-ci montre juste que tu n’as pas réalisé la Vue ».

Nous devons suivre ces conseils et si quelqu’un nous pose une question, plutôt que nous ruer sur un livre pour essayer d’y trouver la réponse, posons-nous la question en interrogeant notre propre esprit. Si nous avons la compréhension de la question, nous aurons peut-être la réponse. S’il n’en est pas ainsi, nous devrons encore examiner notre esprit, et peut-être que finalement nous pourrons véritablement obtenir la réponse : nous n’aurons plus besoin de nous poser cette question à nouveau, parce que nous en aurons eu la reconnaissance.

Voilà, nous venons de terminer l’enseignement sur la motivation, la motivation dans l’action, ainsi que l’aspect préparatoire des préliminaires du Dzogchen ; nous allons à présent entrer dans les préliminaires mêmes.

Il y a les préliminaires ordinaires extérieurs, et les préliminaires intérieurs avec toutes sortes d’explications sur l’ensemble des pratiques du transfert de conscience, de Powa ou du Guru Yoga par exemple.

En premier lieu, nous allons voir les préliminaires extérieurs qui sont la précieuse existence humaine, l’impermanence, la mort, les défectuosités du Samsara, la loi de cause à effet, le karma, et les bienfaits de la libération.

Ces différents préliminaires extérieurs sont des moyens pour nous développions rapidement la motivation véritable afin de pouvoir pratiquer le Dzogchen.

Pour commencer, nous allons voir les libertés et les acquis. Voici une histoire qui illustre cela.

Au Tibet, un Lama donnait des enseignements sur la précieuse existence humaine. Un chinois suivait ses enseignements et se disait : « si ce Lama parle de la préciosité du corps humain c’est uniquement parce qu’au Tibet ils ne sont pas nombreux. S’il venait en Chine, il verrait qu’il y a beaucoup de monde ! ». Comme nous sommes à Paris, peut-être que certains d’entre vous pensez la même chose, c’est-à-dire que vous pensez qu’il n’est pas difficile d’avoir ces libertés et ces acquis, d’obtenir ce corps humain, du fait qu’ici, il y a beaucoup de monde. Mais vous allez voir quels sont ces libertés et ces acquis, et vous pourrez juger par vous-même s’ils sont faciles à obtenir ou non.

Faisons référence à un texte de Longchen Rabjam. « Je ne suis pas né dans les enfers, ni dans le monde des esprits avides, ni dans le monde animal, ni dans celui des dieux, dotés d’une très longue vie, ni dans le monde des demi-dieux. Je n’ai pas non plus de vues erronées, ni l’esprit complètement stupide, ni la parole complètement stupide, je n’ai pas pris renaissance dans l’un de ces huit mondes. »

Ceux qui naissent dans le monde des enfers, des esprits avides et dans le monde animal, expérimentent une très grande souffrance. Cette souffrance est tellement grande qu’ils n’ont pas la possibilité d’utiliser leur temps pour pratiquer le Dharma ; ils n’ont pas le temps de le faire, à cause de toutes ces souffrances.

Renaissant dans le monde des esprits avides, les êtres expérimentent la souffrance de la faim et de la soif d’une façon inconcevable, et ils n’ont pas la possibilité d’écouter le Dharma.

Renaissant dans le monde des enfers, le seul désir qu’ils ont est de mourir car leurs souffrances sont intolérables ! Mais cela ne leur est pas possible, et ils ne peuvent pas non plus entendre le Dharma.

Renaissant dans le monde animal, chacun peut imaginer ce que cela peut être car, bien que parfois très intelligents, les animaux n’ont même pas la possibilité de détacher le nœud d’une simple corde qui les attache.

Si une personne est stupide, dans le sens où elle ne peut voir et comprendre le sens des mots, bien qu’elle puisse les écrire, son manque d’intelligence fait qu’elle n’aura pas le temps de pratiquer le Dharma.

De même si une personne est instruite, il se peut qu’elle ait des difficultés à atteindre le sens profond du Dharma. Prenons l’exemple du Maître et du disciple qui l’écoute et qui perçoit l’énergie et le sens de ce qui lui dit : si quelqu’un d’autre se trouve là et essaye de comprendre l’enseignement qui est adressé au disciple, il n’y parviendra pas car il n’aura pas l’intelligence, la compréhension de ce qui se dit.

Ici il est question de l’énergie des paroles dans la transmission du message entre le maître et son disciple et une éventuelle tierce personne. Il s’agitd’un exemple qui fais référence aux trois sortes de transmission : la transmission de l’esprit éveillé des vainqueurs, la transmission au travers des signes, des symboles, et la transmission à travers l’écoute. Cet exemple fais référence à la troisième transmission, celle de la transmission par l’écoute. Le Lama a l’énergie de suivre le disciple, c’est-à-dire que si son disciple peut entendre des paroles fortes, le maître lui parlera fortement, si le disciple ne peut entendre que des paroles douces, le Lama va lui parler doucement. Si le disciple est capable de comprendre un sens très grand et très profond, le maître donnera ce sens très grand et très profond. Si le disciple n’est capable que de recevoir un sens moins profond, alors le maître lui donnera un sens moins profond. Cela se passe véritablement entre le maître et le disciple, et si une tierce personne se trouve là, elle ne peut pas recevoir la bénédiction. La bénédiction ne peut être transmise qu’à travers le visage, qu’à travers la parole du Lama envers son disciple.

Renaissant dans le monde des dieux, bien que dotés d’une longue vie, les dieux n’ont pas la pensée de l’écoute, la pensée de la réflexion, la pensée de la méditation, parce qu’ils se trouvent dans un immense bien-être, donc ils ne pensent pas au Dharma. Ils n’ont pas la possibilité de reconnaître leur propre esprit parce qu’ils sont dotés d’une longue vie, sont dans ce bien-être, ont l’esprit léger et ne pensent pas à pratiquer le Dharma. Dans ce lieu il y a le Dharma, il y a l’enseignement du Dharma, il y a le Bouddha, mais dans l’esprit de ces êtres, dans leur courant de conscience, il n’y a pas la pensée de pratiquer le Dharma. Et il est dit qu’autour de l’endroit où se trouvent ces dieux de longue vie se trouve un autre monde où il n’y a pas le Dharma, il n’y a pas l’apparence du Bouddha, et même s’il pouvait y avoir le Dharma, leur esprit serait complètement vide, et ils n’auraient pas la pensée de le pratiquer.

Il y a encore le cas où, dû au mauvais Karma, dû à des défauts dans les mérites accumulés, bien que le Dharma soit présent, que l’enseignement du Bouddha soit présent, que la personne ait dans son courant de conscience le désir de pratiquer, elle ne puisse pas le faire. Cela peut être dû à son entourage proche qui lui dit de ne pas pratiquer le Dharma, que ce n’est pas une bonne chose. À cause de cela elle développera des vues erronées et n’aura plus la possibilité ni le temps de le pratiquer. Ce genre de situation existe à Taïwan, lorsque nous souhaitons pratiquer le Dharma nous en sommes réduits à le faire d’une manière secrète pour éviter les problèmes. En France nous avons de la chance le terrain est favorable, car nous avons la possibilité de décider de pratiquer le Dharma. Au Tibet, les parents ont un très grand pouvoir sur leurs enfants qui les écoutent véritablement ; en France, ce n’est pas toujours le cas, et nous pouvons décider pour nous-mêmes avec une certaine liberté.

Tous ces cas dont je viens de vous parler représentent les huit aspects qui ne nous donnent pas le temps de pratiquer le Dharma. Il faut donc qu’aucun de ces aspects ne soit présent pour que nous puissions pratiquer le Dharma, et cela montre que peu d’êtres possèdent ces conditions. Il y a de nombreux cas de personnes qui souhaitent pratiquer le Dharma, mais pour eux les circonstances ne sont pas présentes. Soit ces personnes ne vivent pas dans un pays où le Dharma est enseigné, soit ils ne sont pas dans le lieu où il est enseigné, soit ils n’ont pas les facultés intellectuelles pour pouvoir recevoir le Dharma, soit ils n’ont pas l’état d’esprit pour s’y intéresser. D’autres encore en ont le désir sincère et se trouvent dans un endroit où cela est possible, mais ils se disent : « si je pratique le Dharma, ma famille, mon entourage va dire que je deviens complètement fou, donc ce n’est pas le moment pour moi de pratiquer le Dharma », et finalement l’abandonnent complètement. Et enfin, il y a des gens qui ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, mais ne désirent pas le faire.

Tout cela montre bien que peu d’êtres sont dotés d’un esprit courageux, c’est-à-dire un esprit sans peur. Les débutants tels que nous ont toutes sortes de peurs à l’esprit. Nous pouvons le voir ici en France, nous ne prenons pas le mala à la main pour réciter les mantras, nous nous disons : « si maintenant je sors le mala, et me met à réciter les mantras, les gens vont me prendre pour un fou » : la peur apparaît.

Dans certaines traditions, ceux qui ont un mala à la main peuvent faire de mauvaises actions, alors que dans d’autres, ceux qui ont un mala dans la main peuvent être bénéfiques pour autrui. Nous pensons alors : « même si j’ai un bon état d’esprit, les autres vont peut-être penser que je suis mauvais, avec ce mala dans la main ». Nous aurons ce genre de peur et ôterons le mala pour le ranger. Le sens de cela est que nous avons peur que les gens nous disent que nous ne sommes pas quelqu’un de bien. Cela prouve bien que nous avons une grande saisie.

Il est dit de celui qui a la chance de ne pas être dans l’une de ces huit conditions que nous venons de voir qui ne permettent pas de pratiquer le Dharma, est doté des huit libertés parfaitement excellentes et d’un très grand mérite. Puisque nous avons un très grand mérite, nous allons à présent pratiquer la méditation.

Questions/réponses

  • Question : Rinpoché pourrait-il résumer en quelques mots l’enseignement qu’il avait donné précédemment, sur les cinq sens ?

    L’enseignement précédent était parfaitement clair en ce qui concerne ces différents points. Au travers de la vue, lorsque nos yeux voient quelque chose de beau, ils le saisissent ; lorsque notre oreille entend quelque chose de beau, elle le saisit aussi. Puisque nous ne reconnaissons pas la nature de notre propre esprit donc la nature-même de ses propres apparences, quand nous voyons une belle forme nous avons de l’attachement, nous saisissons cette forme, et puisque nous ne pouvons pas l’obtenir, la souffrance apparaît.

    Il en est de même au niveau de l’ouie, quand par nos oreilles nous percevons des sons agréables, nous nous attachons à ces sons, mais ils ne durent pas, nous ne pouvons pas les saisir ; quand ils sont là nous les aimons, et quand ils ne sont plus là, ils nous manquent. Tout cela parce que nous ne reconnaissons pas la nature même de notre esprit, nous ne reconnaissons pas l’essence-même de notre esprit, nous n’arrivons pas à réaliser l’essence même de ce son, parce que nous ne tournons pas notre esprit vers l’intérieur.

    Il en est de même pour le goût, si nous avons la reconnaissance de l’essence de notre esprit, quoi que nous mangions, c’est « à 100 % goûté », on ne peut dire qu’il y a une nourriture qui est bonne ou qui n’est pas bonne. (Pour ce qui est des fromages français, on peut même dire que c’est du 1000 % !)

    Il en est de même au niveau du corps, nous avons tendance à vouloir développer notre corps, nous faisons toutes sortes d’exercices physiques pour pouvoir accroître la force du corps, mais un jour nous n’aurons plus ce corps, un jour les cinq éléments se résorberont, et notre corps ne sera plus ! C’est notre esprit que nous devons accroître ; si nous rendons notre esprit vaste, accroître la force du corps n’est plus important, car le corps est comme un habit qu’un jour nous jetterons et n’utiliserons plus.

    C’est pourquoi il est dit qu’il ne faut pas saisir, ni avoir de l’attachement envers les objets des sens, car cela apporte la souffrance. Les apparences ne sont pas véritables, elles sont mensongères et apportent la souffrance.

    Au Tibet il y est coutume de prendre l’exemple des animaux sauvages qui cherchent à boire dans les endroits désertiques sans herbe, sans eau ; ils désirent tellement boire qu’ils regardent au loin et peuvent être leurrés par un mirage d’eau qui scintille ; ils courent vers lui mais le mirage est toujours plus loin, et ils ne peuvent jamais l’atteindre. Toutes les apparences sont ainsi, elles sont mensongères de la même manière.

    Pour notre corps, il en est de même, nous cherchons à le développer par toutes sortes d’activités comme la musculation et en faisant ainsi nous développons toutes sortes de pensées autour de cela, puis arrive un jour où notre corps n’est plus.
  • Question : Pourquoi faut-il considérer séparément le corps et l’esprit ? Un corps qu’on travaille n’est-il pas un apport pour l’esprit ?

    Réponse : C’est très bien de penser ainsi, mais il ne faut pas avoir de saisie sur le corps. Si l’on pense que l’on entraîne son corps pour qu’il puisse servir l’esprit, alors c’est une très bonne chose. Si on souhaite traverser un fleuve, le bateau doit être correct pour nous permettre d’aller sur l’autre rive.

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